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dimanche, 17 mai 2009

Mon avant finale

20497172_f5f2442295.jpgC'est volontairement que j'ai attendu quelques jours pour vous relater mon vécu de finale, c'est aussi parce que l'énergie m'a manqué ... En tant qu'acharné et passionné d'EAG, il le fallait pour rester abonné ces dernières années, cette finale est une récompense qui me réjouissait ainsi que tous ceux qui sont restés fidèles à leur club, supporter ou sponsor ! Mais ce n'est pas à une "simple" finale de Coupe de France à laquelle nous allions assister, c'était une affiche irréelle puisque nous allions rencontrer Rennes. Le pot de fer contre le pot de terre, les paysans contre les citadins, les "vrais" bretons contre les faux, La modeste cité de 8000 habitants contre la capitale régionale de plus de 380 000 habitants (agglomération comprise). Ceci explique l'engouement incroyable qu' a vécu la cité d'Argoat : une ville aux couleurs de son club, des supporters qui ont fait la queue durant plusieurs heures pour avoir des entrées (certains pour rien), une boutique envahie et qui n'arrivait pas à fournir des tee-shirt et des maillots à tous ceux qui en voulaient, des personnes qui devenaient subitement des supporters acharnés alors qu'ils n'avaient jamais mis ou (re)mis les pieds au Roudourou depuis des années. Bref, en dépit de toute logique nationale ou parisienne, il était clair qu'au moins cette finale allait passionner une région entière. Footballistiquement parlant, l'équipe d'En Avant avait du crédit tant sa prestation dans la cité rose fut brillante. Pour tous les réfractaires, les anti-foot aussi primaires que les clichés qu'ils ont sur le foot, comprendre la ferveur guingampaise ne s'explique pas, elle se vit. Comparer un match de foot landa suivi à la télé et une finale Guingamp-Rennes au Stade de France n'a aucun sens. Nous n'allions pas à un match mais au match qu'il ne fallait pas manquer, sachant très bien que les 25 ou 30000 supporters guingampais allaient montrer à la France du football ce qu'était un "vrai public". Pas de banderoles débiles, pas de mots ou slogans haineux,  pas de violence, une rencontre fraternelle entre deux clubs bretons qu se respectaient, entre des supporters rivaux mais amis. Lorsque je suis parti en direction de Paris, la veille du match, j'étais à la fois certain de l'ambiance qu'il y aurait au stade et aussi un peu inquiet quant au résultat mais j'y croyais, je savais l'exploit possible ! J' y suis allé accompagné de ma femme qui, par ailleurs ne s'intéresse pas au foot,  je lui ai promis qu'elle découvrirait une ambiance dont elle se souviendrait (et aussi qu'elle pourrait faire les boutiques à la Capitale !) et d'un ami ancien joueur d'EAG pour qui j'avais réussi à obtenir in-extremis des places, merci Pascal ! Par contre, depuis la qualification d'EAG, ma femme avait l'obligation de remplacer son magazine "Femme Actuelle" par la lecture quotidienne de "la finale pour les nuls" que je vous conseille aussi !

à suivre !

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